La bête lumineuse

0u « Le goût inaltéré de la viande crue »

Je ne peux résister à la tentation de vous faire partager ce chef d’oeuvre. Une découverte qui m’a fait aimer le Québec avant même d’y mettre un pied.

D’abord, du cinéma direct pur : une caméra au cœur de l’action, en osmose avec le milieu, une intimité profonde avec les personnages. Je n’en attendais pas moins de Pierre Perrault à qui l’on doit, avec Michel Brault « Pour la suite du monde« , une des premières merveilles du genre (ne serait-ce que pour son titre, l’un des plus beaux de l’histoire du cinéma selon moi).

Mais je ne m’attendais pas à une telle débauche, d’humour, d’humanité, de gestes et de verbe (pas toujours très clair) et aussi d’alcool (ce qui n’aide pas…).

Une partie de chasse où le gibier, cette fameuse bête lumineuse, n’est pas celui qu’on croit.

La bête lumineuse par Pierre Perrault, Office national du film du Canada, 1982, 127 min.

Et en prime, un très bel article dans Hors Champs, une revue de cinéma québécoise. L’article offre notamment une définition exemplaire du cinéma documentaire.

STÉPHANE-ALBERT ET LES VISCÈRES DU MONDE par Nicolas Renaud