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L’ONF anime!

Allez, on reste à l’ONF, cette fois avec une petite sélection très hétéroclite de films d’animation, juste pour le plaisir.

Un classique pour commencer, mais qui me fait toujours rire, par le maître d’entre les maîtres, Norman Mac Laren.

Discours de bienvenue de Norman McLaren par Norman McLaren, Office national du film du Canada, 1961, 6 min 52 s

Une plongée dans le Canada profond avec ses sapins, ses cabanes, ses barrages et ses… mouches noires.

Mouches noires par Christopher Hinton, Office national du film du Canada, 1992, 5 min. Voir aussi la version en anglais, savoureuse.

L’aventure biologique de l’humanité en 5 minutes, il n’y a que l’animation pour faire des prouesses pareilles. A noter, un bestiaire magnifique.

Du big bang à mardi matin par Claude Cloutier, Office national du film du Canada, 2000,5 min 53 s

Les croquis sont parfois plus beaux que les peintures. Ici, une étude sur la marche, émouvante de finesse, de justesse et de poésie. Un autre classique de l’animation canadienne.

En marchant  par Ryan Larkin, Office national du film du Canada, 1968, 5 min

Et pour finir en beauté, Isabelle au bois dormant. Un univers surréaliste, un graphisme à couper le souffle et des gags à mourir de rire!

Isabelle au bois dormant par Claude Cloutier, Office national du film du Canada, 2007, 9 min 13 s

Allez, au lit!

La bête lumineuse

0u « Le goût inaltéré de la viande crue »

Je ne peux résister à la tentation de vous faire partager ce chef d’oeuvre. Une découverte qui m’a fait aimer le Québec avant même d’y mettre un pied.

D’abord, du cinéma direct pur : une caméra au cœur de l’action, en osmose avec le milieu, une intimité profonde avec les personnages. Je n’en attendais pas moins de Pierre Perrault à qui l’on doit, avec Michel Brault « Pour la suite du monde« , une des premières merveilles du genre (ne serait-ce que pour son titre, l’un des plus beaux de l’histoire du cinéma selon moi).

Mais je ne m’attendais pas à une telle débauche, d’humour, d’humanité, de gestes et de verbe (pas toujours très clair) et aussi d’alcool (ce qui n’aide pas…).

Une partie de chasse où le gibier, cette fameuse bête lumineuse, n’est pas celui qu’on croit.

La bête lumineuse par Pierre Perrault, Office national du film du Canada, 1982, 127 min.

Et en prime, un très bel article dans Hors Champs, une revue de cinéma québécoise. L’article offre notamment une définition exemplaire du cinéma documentaire.

STÉPHANE-ALBERT ET LES VISCÈRES DU MONDE par Nicolas Renaud